Esprit est-tu là ?


EVERY GREAT MAN NOWADAYS HAS HIS DISCIPLES, BUT IT IS ALWAYS JUDAS WHO WRITES THE BIOGRAPHY - OSCAR WILDE.






jeudi 14 octobre 2010

Noel chez le livre de poche









Bonjour à tous,

Cette année pour Noël je serais en Lacroix. Non je n'ai pas gagné à la loterie. Simplement les Ed° du Livre de poche ont donné carte blanche au couturier pour illustrer 10 titres de leur catalogue.


Voici les visuels (trouvé sur Amazon / manque "Alice aux pays des M.", "Seul le silence" et "Trilogie Berlinoise").


Je crois que je vais aimer Noël cette année !

lundi 11 octobre 2010

MERCI


Un joli colis surprise est arrivé ce matin dans ma boîte aux lettres.

A l'intérieur un joli marque page + un tablette biscuit-choco de Michel et Ausgustin ( MIAM !!!!!) + un joli carnet dont je saurais faire bon usage + un gentil mot de l' Ange.

Un grand MERCI à l'Ange Alicia.

POIROT QUITTE LA SCENE



Pour sa dernière enquête Hercule Poirot fait appel à son vieux complice le Colonel Hastings. Il a besoin de lui à Style Saint-Mary (lieu de leur première affaire) où vivrait en toute quiétude, parmi les habitants de la maison, un dangereux criminel. Devenue depuis qq années une pension de famille tenue par le Colonel Luttrell et sa femme, vit ici, outre Poirot, le Dr Franklin et Mme, Miss Craven la nurse de cette dernière, M. Boyd Carrington, M. Norton et M. Allerton, Miss Cole ainsi que Judith Hastings, fille du Colonel et assistante du Dr Franklin. L'un d'eux a déjà commis 5 crimes, tous impunis. Il y a donc urgence car un 6ème meurtre se prépare et avant de quitter la scène Poirot devra tout mettre en oeuvre pour arrêter ce criminel .

C'est le Colonel Hastings qui est le narrateur principal de cette histoire, qui nous sert de guide tout le long de cette affaire. Il nous parle de son ami Poirot vieillard devenu impotent, cardiaque, rongé par l'arthrite dont seules les petites cellules grises sont demeurées intactes, de sa fille Judith son enfant, sa dernière, sa préférée, de la mort de sa femme dont la présence lui manque cruellement, et puis de l'enquête qu'il mène à la demande de son ami, celui-ci ne pouvant plus se déplacer, et lui commande d'être : " Poirot's eyes and ears".

"Je sais apprécier un bon roman policier. Mais voyez-vous ils commencent toujours par le mauvais bout ! Ils commencent par le meurtre. Or, le meurtre n'est toujours qu'à la fin". Ces paroles c'est Maître Tréves qui les prononcent au début de "L'heure zéro".

Forte de ce principe, et dans une première partie que l'on peut trouver un peu longue, Agatha Christie prend le temps d'installer ses personnages, de nous les présenter, de fait le sixième meurtre intervient très tard dans le récit.

Dès lors que celui-ci se produit tout s'enchaîne très vite et l'on tourne passionnément les pages jusqu'à la résolution de l'affaire qui réserve bien des surprises et, pour une sentimentale comme moi, même faire couler quelques larmes. A noter que si le Colonel Hastings nous accompagne tout le long du récit, c'est Hercule Poirot qui a ici le mot de la fin.

Une dernière enquête à lire assurément.

Curtain Poirot's last case - A. Chrristie - HarperCollins.


mercredi 8 septembre 2010

TALK TO THE SNAIL



Bonjour à tous,

Aujourd'hui lecture détente et facile en compagnie de Stephen Clarke un anglais qui vit dans notre merveilleux pays depuis une quinzaine d'années.

Après "A year in the merde" et "God save les Françaises" SC publie un petit précis des Français à l'usage de ses compatriotes restés au pays et désireux de venir en France pour un instant ou pour toujours. Quid de la politesse ( bise ou serrage de main ?, bonjour ou salut ?, vous ou tu ?),
des réunions et brainstormings où ils ne se passent rien, des jeux de l'amour et des bonnes manières, on rencontrera au détour des pages l'inépuisable feu rouge qui ne se lasse pas d'être grillé, une omelette aux champignons bien baveuse, un demi pression dont le garçon demande au touriste s'il le veut petit-grand-ou-moyen histoire de resquiller deux euros supplémentaire sur la note, un guichetier postal kafkaïen en diable, etc...


Loin des clichés éculés qui font -en général- le miel de ce genre de livre on passe ici un agréable moment de lecture avec un auteur qui visiblement est tombé en amour pour la France et les Français et s'il nous taquine -parfois- c'est avec tendresse et bienveillance.

Français , je vous haime - Stephen Clarke - Ed° Pocket : 242 pages

mercredi 18 août 2010

CHOSE VUE



Bonjour à tous,

Vu aujourd'hui sur les étals de mon libraire préféré la présente édition de "Les Hauts de Hurle-Vent" couverte d'un bandeau avec le message suivant :

" Le livre préféré de Bela et Edward"

(faut-il préciser qu'ils sont les héros de la saga Twilight ?)


Je ne sais pas si je dois rire ou pleurer.

lundi 19 juillet 2010

MON MOULIN

L'autre soir je regardais un jeu télévisé sensé éprouver votre culture générale (eh oui chacun (e) son mauvais goût) quand l'animateur demanda ce que signifie l'expression : "se comporter comme la mule du pape ?" - réponse : c'est être rancunnier. Le temps que les deux candidats réfléchissent à la bonne réponse, mon cerveau se mis en branle (et croyez-moi le dimanche soir ça fait mal ! ouille). La mule du pape ce titre me parlait ; quelques secondes suffirent. Eurêka, Alphone Daudet "La mule..." est un des contes des "Lettres de mon moulin". Mon livre préféré. Ni une ni deux me voilà partie dans mon bureau à la recherche de mon exemplaire.

En avant, direction Avignon !

Le jour vînt où atteint par la fatigue et par l'âge le bon pape Boniface ne pu plus s'occuper de sa chère mule. Il l'a confia aux bons soins de son ami Tistet Védène entré récemment à son service au Palais. En guise de bons soins il fit subir à l'animal "misères sur misères" allant jusqu'à boire le bol de vin à la française que son maître lui faisait porter chaque soir : "ce vin parfumé qu'elle aimait tant...on eut la crauté de lui apporter dans sa mangeoire, de le lui faire respirer, puis quand elle en avait les narines pleines, passe je t'ai vu !... la belle liqueur allait dans le gosier de ce(s) garnement(s)...".

Un jour, ultime humiliation, il la fît grimper pendant une heure, à l'aveuglette, un escalier en colimaçon qui venait en haut du clocheton (environ mille pieds). Effrayée et désorientée "le cri qu'elle en poussa, toutes les vitres... tremblèrent". Elle se jura :" si j'en réchappe, ah bandit, ... quel coup de sabot demain matin!" .

Sa vengeance dût attendre. Sept ans.

Quand Tistet Védène rentra, Boniface le promu Premier Moutardier. Une cérémonie fût organisée dans la cour d'honneur du Palais : des cardinaux juqu'au bas clergé tous fûrent invités. Notre petite mule était là aussi "toute harnachée..." Une fois les insignes de son grade remis, ce vaurien de Tistet s'approcha de la bête, lui donna de petites tapes amicales sur le dos. ...La position était bonne. Elle prit son élan : - Tiens ! attrape, bandit ! Voilà sept ans que je te le garde ! Elle lui détacha un coup si terrible... que de Pampérigouste on en vit la fumée... Il n'y a pas de plus bel exemple de rancune ecclésiastique."

Et voilà chers amis comment on se retrouve un soir après avoir regardé la TV entrain de relire ce conte des Lettres de mon moulin et de compatir avec cette mule "qui garda son coup de pied pendant sept ans."









vendredi 16 juillet 2010

DIX PETITS NEGRES


"Accusés avez-vous quelque chose à dire pour votre défense ?"
Cette question c'est Alvina Nancy O'Nyme (ANoNyme) qui la pose à chacun des dix hôtes venus passer quelques jours de repos dans sa luxueuse demeure de l'île du Nègre.
Par sa volonté ils sont tous ici pour expier leur faute, soit le meurtre qu'ils ont commis dans leur passé et pour lequel ils n'éprouvent aucun sentiment de culpabilité. Face à ces accusations le déni sera leur réponse . Jusqu'au bout et à leur manière ils lutteront pour leurs survies. En vain. Un à un, et suivant les couplets d'une comptine pour enfants, ils disparaîtront.
Personne ne sortira vivant de cette souricière.
"Dix petits nègres" est, de l'avis des spécialistes et des fans les plus acharnés de Dame Agatha, son meilleur roman , voire la quintescence de son oeuvre. La folie de l'un (ANoNyme) côtoie la culpabilité, la morale, la bonne conscience des autres (les petits nègres). Huis clos angoissant se déroulant sur une semaine, isolés et coupés du monde, chacun des dix personnages sera confronté à ses mensonges et devra malgré soi accepter et assumer le crime qui lui est reproché jusqu'à l'issue finale.
J'ai adoré ce livre où comme le souligne F. Rivière dans sa postface : "le whodunnit s'associe au howdunnit dans un duel serré de l'auteur avec le lecteur..."
Ici Agatha Christie mène le lecteur par le bout du nez et je dois avouer que la lectrice que je suis est sortie de cette lecture assommée et bluffée par tant de brio. Ce livre est sans aucun doute le classique de la Duchesse de la mort qu'il ne faut pas rater.
Dix petits nègres - A. Christie - Le livre de poche : 210 pages.