Esprit est-tu là ?
EVERY GREAT MAN NOWADAYS HAS HIS DISCIPLES, BUT IT IS ALWAYS JUDAS WHO WRITES THE BIOGRAPHY - OSCAR WILDE.
mercredi 17 novembre 2010
vendredi 12 novembre 2010
samedi 6 novembre 2010
NOEUD DE VIPERES
Quatrième de couverture (traduction par mes soins) : printemps 1890 une réception chez le Duc et la Duchesse d'Albermarle. Toute la bonne société londonienne est là entourant l'hôte d'honneur et ami intime du couple : le Prince de Galles.Lors de cette réception notre poète fait la connaissance du jeune acteur Rex de la Salle qui prétend être un vampire.
Soucieux d'éviter un nouveau scandale (on soupçonna un temps le prince d'être Jack l'Eventreur), le Prince de Galles demande à OW et ACD d'enquêter discrètement. Le résultat de leurs recherches menacent de détruire la famille royale...ainsi que la réputation d'OW.
Mon avis : Quatrième volets des enquêtes de mon poète préféré cet opus est le plus dense, le plus informé et le plus douloureux de la série.
Trois ans après sa sortie de prison Oscar Wilde retrouve son ami, Robert Shérard, à la table du Café Hugo à Montmartre. Malade, éprouvé par ses années passées en prison, il peine à décourager son ami RS qui souhaite faire un livre d'une de leurs dernières enquêtes. Celui-ci en guise de mémoire lui remet un dossier faits de coupures de presse, d'extraits de journaux intimes (ceux ACD, de Rex de la Salle), de lettres et de télégrammes (ceux d'Oscar pour sa femme, ceux de ACDoyle et BStoker), de rapports de police... C'est ce dossier que nous lisons tout au long de ce livre passionnant de 421 pages.
Gyles Brandreth nous emmène dans le Londres victorien des années 1890 des bas fonds de la ville jusqu'aux anti-chambres des palais royaux, de l'opiumerie de l'Upper Swandam Lane jusqu'à la loge princière à l'Empire Theatre de Leicester Square. Des séances nocturnes du Vampire Club aux chambres d'isolement de la Pitié-Salepétrière. Voyage souterrain chez "les heureux de ce monde" où les secrets sont bien gardés et les apparences sauves. C'est une affaire délicate à résoudre car il en va de la stabilité de la couronne, de la famille royale et de la réputation d'Oscar Wilde. Il faut à tout prix éviter qu'un nouveau scandale n'éclate deux ans après qu'on eût -fortement- suspecté le prince héréditaire d'être Jack l'Eventreur. D'où une enquête discrète à l'abri des journalistes et où la police n'a pas son carton d'invitation.
Situé en 1890 (année de parution de Dorian Gray) l'auteur a réussit (en plus de l'intrigue) à concentrer sur neufs jours toutes les mutations et les transformations qui mèneront le poète à sa perte : en plus d'avoir grossit et de se délécter sans modération de Perrier-Joüet, Oscar tout entier dédiée à sa passion pour Rex la Salle en délaisse Constance et leur foyer au grand désespoir de Doyle et Stoker, qui peinent à comprendre leur ami.
Enquête policière aux multiples ressorts mêlée d'une chronique d'une déchéance annoncée, ce nouveau volume des mystères d'Oscar Wilde est une formidable réussite.
OW and the nest of vipers - Ed° John Murray - 421 pages
jeudi 14 octobre 2010
Noel chez le livre de poche





lundi 11 octobre 2010
MERCI
POIROT QUITTE LA SCENE


Pour sa dernière enquête Hercule Poirot fait appel à son vieux complice le Colonel Hastings. Il a besoin de lui à Style Saint-Mary (lieu de leur première affaire) où vivrait en toute quiétude, parmi les habitants de la maison, un dangereux criminel. Devenue depuis qq années une pension de famille tenue par le Colonel Luttrell et sa femme, vit ici, outre Poirot, le Dr Franklin et Mme, Miss Craven la nurse de cette dernière, M. Boyd Carrington, M. Norton et M. Allerton, Miss Cole ainsi que Judith Hastings, fille du Colonel et assistante du Dr Franklin. L'un d'eux a déjà commis 5 crimes, tous impunis. Il y a donc urgence car un 6ème meurtre se prépare et avant de quitter la scène Poirot devra tout mettre en oeuvre pour arrêter ce criminel .
C'est le Colonel Hastings qui est le narrateur principal de cette histoire, qui nous sert de guide tout le long de cette affaire. Il nous parle de son ami Poirot vieillard devenu impotent, cardiaque, rongé par l'arthrite dont seules les petites cellules grises sont demeurées intactes, de sa fille Judith son enfant, sa dernière, sa préférée, de la mort de sa femme dont la présence lui manque cruellement, et puis de l'enquête qu'il mène à la demande de son ami, celui-ci ne pouvant plus se déplacer, et lui commande d'être : " Poirot's eyes and ears".
"Je sais apprécier un bon roman policier. Mais voyez-vous ils commencent toujours par le mauvais bout ! Ils commencent par le meurtre. Or, le meurtre n'est toujours qu'à la fin". Ces paroles c'est Maître Tréves qui les prononcent au début de "L'heure zéro".
Forte de ce principe, et dans une première partie que l'on peut trouver un peu longue, Agatha Christie prend le temps d'installer ses personnages, de nous les présenter, de fait le sixième meurtre intervient très tard dans le récit.
Dès lors que celui-ci se produit tout s'enchaîne très vite et l'on tourne passionnément les pages jusqu'à la résolution de l'affaire qui réserve bien des surprises et, pour une sentimentale comme moi, même faire couler quelques larmes. A noter que si le Colonel Hastings nous accompagne tout le long du récit, c'est Hercule Poirot qui a ici le mot de la fin.
Une dernière enquête à lire assurément.
Curtain Poirot's last case - A. Chrristie - HarperCollins.
mercredi 8 septembre 2010
TALK TO THE SNAIL

Bonjour à tous,
Aujourd'hui lecture détente et facile en compagnie de Stephen Clarke un anglais qui vit dans notre merveilleux pays depuis une quinzaine d'années.
Après "A year in the merde" et "God save les Françaises" SC publie un petit précis des Français à l'usage de ses compatriotes restés au pays et désireux de venir en France pour un instant ou pour toujours. Quid de la politesse ( bise ou serrage de main ?, bonjour ou salut ?, vous ou tu ?),
des réunions et brainstormings où ils ne se passent rien, des jeux de l'amour et des bonnes manières, on rencontrera au détour des pages l'inépuisable feu rouge qui ne se lasse pas d'être grillé, une omelette aux champignons bien baveuse, un demi pression dont le garçon demande au touriste s'il le veut petit-grand-ou-moyen histoire de resquiller deux euros supplémentaire sur la note, un guichetier postal kafkaïen en diable, etc...
Loin des clichés éculés qui font -en général- le miel de ce genre de livre on passe ici un agréable moment de lecture avec un auteur qui visiblement est tombé en amour pour la France et les Français et s'il nous taquine -parfois- c'est avec tendresse et bienveillance.
Français , je vous haime - Stephen Clarke - Ed° Pocket : 242 pages


